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Le nouvel album H+ disponible !

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Le titre inaugural de H+, Hold On, est aussi celui du “retour du mojo”. Les paroles “Daddy’s coming home” se réverbèrent alors. Il en nuance le côté un brin vicieux  “quand on se sent un peu déprimé, l’envie de quelqu’un maintient en vie avec une promesse de jouissance”, détaille-t-il.

Le spongieux Love Machine tend vers la même orbite, avec les déclarations d’un homme plus âgé amouraché d’une femme plus jeune. Ce titre est tiré d’improvisations sonores avec l’artiste numérique et plasticien Jacques Perconte avec qui il s’est produit à de multiples reprises ces dernières années pour des “Hypersoleils” mémorables. Il décline alors soniquement le même thème avec des variations dont le niveau d’énergie va décroissant.

H+ est un album issu de son culte de l’analogique et de son goût du filtrage.  “Je voulais explorer le metamorphosis, le fait que la couleur des sons change mais que la mélodie reste la même pour assurer un continuum spectral”, précise-t-il, se félicitant d’avoir ces possibilités aujourd’hui grâce aux moyens informatiques, exploités au maximum avec son jeune ingénieur du son dans le studio de Air, le studio Atlas, situé aux Buttes Chaumont dans le 19ème arrondissement de Paris.

C’est un rare oasis de paix dans le paysage urbain parisien, tout comme le titre The Garden redescend d’ailleurs sur terre le temps de dépeindre cet espace de nature nécessaire pour survivre à la ville. C’est un parc “qui se crée musicalement. comme sur scène on peut se créer une bulle de force où personne ne vous observe et dans lequel on peut se libérer de la partition” précise JB Dunckel. L’album a été nourri pourtant par la science-fiction, en particulier par le film Ex Machina (Alex Garland, 2015), où l’on croise des robots très avancés et un homme qui crée lui-même ses petites amies.

Le noyau de l’album est Transhumanity, fruit de ses lectures de la presse, dont il a réussi à extraire une vision positive du futur où l’homme sera sauvé par la science. “Cet album pressent un autre système”, prévient-il avec un air de mystère.

Here come the new men, their life has no end”, entonne-t-il comme un chant de bienvenue pour une nouvelle sorte d’homme sans fin, qui met à profit son temps de vie pour apprendre plus et aimer mieux.

L’instrumental Quartz, intervient comme une pause jubilatoire et japonisante, une promenade parmi des minéraux rares d’une planète à l’équilibre parfait.

Slow Down The Wind (Up), convie Lou Hayter, l’ancienne chanteuse de New Young Pony Club avec qui il a formé le duo Tomorrow’s World, annonçant déjà son intérêt pour l’avenir plutôt que de fossoyer le passé. C’est cependant un titre “à la Beach Boys, au même thème modulé”, admet-il pour décrire cette bluette du futur.

Après en avoir planté le décor, il lance l’invitation à rejoindre l’âge spatial avec Space Age, à faire partie de “l’aventure humaine qui va finir dans l’espace”. JB Dunckel y déplore le “stone age mind”, des êtres que nous sommes encore, pas très évolués, violents et dans l’ego.

In Between The Two Moons improvise une parenthèse “érotique et particulièrement improvisée”. Ses synthés lancinants et ses percussions tribales raccrochent à la terre pour mieux rebondir.

Show Your Love s’écoute comme une impulsion à dire mieux et plus souvent son amour. “C’est une chanson pour décontracter et pour dire : exprime-toi”, précise Jean-Benoît Dunckel.

Ballad Non Sense met fin au voyage dans des tons cristallisant toute l’ambiance de l’album, avec des vocalises de Guillemette Foucard “un son de Twin Peaks du futur”, en mixant synthés analogiques, digitaux et violons et en offrant des solos invitant à lâcher prise et prendre de la hauteur.